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La création au carré - Parcours l'Informateur / version WEB

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Jean-François Segura / Mystère et autres jeux

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 10 Mar 2011   Posted by Parcours

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Lire un tableau est toujours une invitation à l’aventure, au défi, surtout quand l’œuvre est complexe. Plus elle l’est, plus les pistes qui s’offrent à nous sont nombreuses. Comme un grand arbre des possibles dont les ramifications iraient à l’infini. Ce qui peut être particulièrement intéressant, c’est aussi de mettre consciemment dans la balance les pôles opposés, ou complémentaires, c’est selon, entre l’objectivité et la subjectivité. Deux mots que l’on croit comprendre et qui pourtant sont loin d’être aussi précis qu’ils le supposent. Réfléchissons un moment. Comme le blanc et le noir, l’objectivité absolue n’existe pas. Toujours il y aura le rempart de notre savoir. N’empêche que si on avait à la définir, on dirait qu’il s’agit de comprendre et de lire les codes d’une œuvre sans les interpréter. Sans tenir compte de nous-mêmes. De notre identité, de notre expérience. Comme si on buvait une boisson sans tenir compte de l’effet qu’elle produit sur nous. La suggestivité de son côté serait comme si on buvait cette même boisson mais sans vraiment y goûter. En imaginant les saveurs que l’on voudrait, qui nous viendraient à l’esprit. Vous me suivez ?

L’objectivité dans un tableau serait ce que l’artiste y dépose, consciemment ou non, cela n’a pas de réelle importance. Car l’un, comme l’autre, est le résultat de l’expérience de l’artiste, dans son sens large et général. Son ADN. L’autre, le suggestif, c’est nous avec notre propre bagage. Notre défi est d’arriver à unir les deux. Au départ, il faut savoir qu’il est impossible d’avoir une connaissance intime des intentions de l’artiste, à moins de le connaître très bien. Et encore. Alors il faut davantage être présent à l’œuvre, disponible et attentif à soi et au tableau.

Œuvres à la Galerie Lacroix A. C.

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