L’œil qui voit se t’ait, technique mixte, 96 x 48 poDu 5 au 14 novembre 2011
Mora, une œuvre littéraire ? Je ne sais pas. C’est laborieux à lire et pourtant, je lis pas mal, tous les jours et de tout. Qu’importe, l’important ici, c’est le peintre et son imaginaire. Un moment, je me suis mis à rêver de ce que ferait un créateur de BD comme Enki Bilal avec la trame de Mora, puis je me suis dit, bien non, Besner en a déjà fait toute la trame visuelle et picturale, et de manière étonnante. Comme quoi, parfois, on cherche le mieux loin d’où il est…
Mora, conte urbain est la trame d’une série de 35 tableaux qu’a réalisé le peintre Dominic Besner. Un conte, des œuvres, à la rigueur l’idée de la BD n’est pas innocente, oublions Bilal, Besner a relevé le défi. Il surprendra.
Mora est aussi une exposition-évènement gigantesque où rien n’a été négligé. L’agence de Besner, Mensi-Rioux, a d’abord eu l’idée de faire un grand évènement. Un soir seulement. On voulait UN évènement, quelque chose de marquant, de phénoménal, rien de moins. Alors on a été cherché la crème de la crème pour organiser cette exposition-évènement. On a confié la direction artistique à Danièle de Bellefeuille (Fondation de la mode, Grands Ballets canadiens), la conception à Guy Caron (premier directeur artistique du Cirque du Soleil, un des fondateurs de l’École du Cirque de Montréal, metteur en scène pour Dralion (1999), directeur de la création pour Kâ de Robert Lepage (2004) et beaucoup plus…) et à Alain Dion la direction technique (il est directeur technique pour le Festival de jazz de Montréal et pour Star Académie, entre autres). Vous pouvez vous attendre à quelque chose d’étonnant (et de détonnant) le 3 novembre prochain dans un lieu tenu secret ! Même les invités privilégiés ne sauront pas où se déroulera Mora. Des navettes les y conduiront… Pas banal, vous en conviendrez.
Une fois rendus, les mille invités seront totalement plongés dans l’imaginaire de Besner. Quatre lieux qui par leur somme composent le monde de Mora. Mais au-delà du spectacle, personne ne pourra oublier que Mora c’est d’abord et avant tout des tableaux. Des œuvres qui seront dévoilées et dont le spectacle est l’outil, et non l’inverse, par une trame narrative (des extraits du conte) et bien sûr une mise en scène simulant quatre univers : Orien x press, Blue Lips, Cité perlière et Gaur le magnifique. La beauté de la chose et ce qui rend l’évènement pertinent, picturalement parlant, c’est que Dominic Besner, ne plonge jamais dans les pièges de l’illustration. C’est touffu, parfois lourd, mais toujours juste, côté peinture. Sous plusieurs aspects, il faut bien le dire, il épate, son univers pictural s’est étoffé au fil des années. Enfin, si vous êtes l’une des mille personnes privilégiées qui seront invitées à baigner dans l’imaginaire de Besner, vous risquez d’avoir l’impression de vivre en réel une sorte de Dans la peau de John Malkovich ou quelque chose s’y apparentant…






17 Août 2011
Posted by Parcours

